concept de jugement
Nul besoin d’avoir lu les autres critiques pour l’aborder mais pour comprendre le propos kantien vous serez nécessairement conduit à des approfondissements impliquant une initiation à la pensée dans son ensemble. Le concept d'esthétique (issu du grec aisthèsis, signifiant : sensation, appréhension sensible au sens large) apparaît en 1750 et Baumgarten (1712.1762) fonde sous ce nom « la science de la connaissance sensible ». La formulation en terme « d’instrument » est problématique, elle suggère ce qu’il appelle le « fonctionnalisme du pire » (en gros: considérer qu’une institution ou une norme a la domination pour fonction et qu’elle est intentionnellement produite et maintenue par les dominants en vue de cette fonction). Cette magie – incontestable quand on voit qu’elle soulève les foules et rend le public complètement maboule – brouille la question des critères. Peu importe que cela remonte à quelques années. De même, le non-jugement ne justifie pas le silence sur des attitudes maltraitantes. L’acrasie (ou encore akrasia, translittération du grec ancien ἀκρασία) est le fait d'agir à l'encontre de son meilleur jugement.Ce concept philosophique est aussi traduit en français par le terme « incontinence ». merci pour cet intéressant article. J’ai étudié un passage de la Critique de la Faculté de juger de Kant pour le bac (par rapport à l’art). Miguel Dufrenne a produit de très belles analyses sur ce point dans Phénoménologie de l’expérience esthétique. Dans l'expérience esthétique ce qui d'ordinaire s'oppose (la sensibilité et l'intelligence, l'imagination et l'entendement) s'accorde. Il y a ensuite une deuxième thèse distincte qui ne porte plus sur le type d’objet appréciés, mais sur la manière de se rapporter à l’objet (et plus précisément sur la manière de parler de la manière de se rapporter à l’objet); cette thèse consiste à dire qu’avoir un rapport à l’art qui est « désintéressé » ou qui se présente comme tel est également quelque chose de socialement conditionné et situé. Il nous semble que l'objet est fait pour provoquer cet état et le plaisir qui en découle ; qu'il y a en lui cette finalité. je me permets de m’insérer dans le débat initié par mon homonyme à propos de la conception bourdieusienne du jugement esthétique. Dans une société holiste, comme l’était la société traditionnelle, oui, mais pas dans une société individualiste (au sens noble du terme où l’individu est la personne humaine titulaire de droits fondamentaux que l’ordre social doit garantir et protéger). La prémisse universelle (la majeure) est une opinion, la prémisse mineure a rapport aux faits particuliers où la perception est dès lors maîtresse. Toutefois, cette traduction comme faiblesse n'est qu'en partie exacte, car elle constitue déjà une interprétation de ce qu'est l'acrasie, sous l'angle de la volonté. Kant précise que « Ce qui est simplement subjectif dans la représentation d'un objet, c'est-à-dire ce qui constitue sa relation au sujet et non à l'objet, c'est sa nature esthétique ». Marqueurs:agréable, beau, beauté, bien, esthétique, jugement de goût, jugement esthétique, plaisir, raison, relativisme, scepticisme, sens, sentiment, transcendantal, universalité, utile. A la limite on pourrait dire que la représentation mentale que j’en ai est belle, mais dans ce cas là on peut aussi dire que la représentation mentale d’un gâteau est agréable indépendamment de l’existence du gâteau ! Accord éprouvé en présence d'un objet manifestant une complaisance à leur endroit. C’est un beau sujet de dissertation que vous avez à traiter. » Je ne comprends pas bien, parce qu’il me semble que le contemplation esthétique du beau implique nécessairement l’existence de l’objet à contempler. Bien à vous. Ces arguments sont discutables mais ils sont basés sur des analyses sociologiques quantitatives et qualitatives, et vise à établir des faits sociaux et pas des vérités philosophiques. 2018. Dès lors en quoi le critère de l’existence de l’objet est décisif ? Il y a des pages merveilleuses dans Proust en particulier dans le temps retrouvé. En premier lieu, un grand merci pour vos analyses précieuses. Vous ne pouvez nier que toutes les pensées réduisant l’homme à une dimension empirique (à l’infrastructure pulsionnelle dans le freudisme ou à une condition sociale dans le marxisme) font injure à l’homme dévoilé dans les possibilités transcendantales de l’esprit §6. PH. Son existence m’importe en tant qu’il a un rapport avec la faculté de désirer. J’espère que vous vous épanouissez dans votre formation et qu’elle vous permettra d’exercer une activité intéressante. Or être vaincu par le plaisir, c'est en fait céder à quelque chose d'agréable dans l'immédiat, alors que cette chose sera source de désagrément dans le futur. Tumulti e ordini. Rien de tel dans le jugement de goût qui est purement contemplatif. D’où la proposition kantienne: « Le goût est la faculté de juger d’un objet OU D’UN MODE DE REPRESENTATION sans aucun intérêt par une satisfaction ou une insatisfaction. […] [2] https://www.philolog.fr/le-jugement-de-gout/ […]. En revanche, si par « sens commun esthétique » vous entendez, non pas l’origine de cette faculté de s’accorder en dehors de toute détermination conceptuelle, mais l’accord lui-même en tant qu’il est un requisit de la raison humaine et, pourquoi pas, un avant goût du sens éthique comme l’a souligné Kant, alors vous avez tort. D'où une nouvelle contradiction : En disant : « c'est beau » je prétends que chacun peut partager mon jugement mais je ne peux pas le justifier par des concepts. Bataille autour des critères. Or cet état est justement celui de ceux qui sont sous l'emprise de la passion. On parle aussi souvent, pour qualifier l’acrasie, de « faiblesse de la volonté » : ainsi, l'acrasie se manifesterait quand nous nous engageons dans des résolutions que nous n'arrivons pas à tenir. Il ne dit pas que la culture légitime est un « instrument » d’une domination intentionnelle par une classe dominante organisée qui dévaloriserait le goût populaire par son pouvoir sur les institutions. C’est très tardivement que je me suis attelée à la lecture de la faculté de juger de E.KANT, avec en 1ére lecture le sentiment de lourdeur, de répétitions incessantes (l’introduction est à elle seule un véritable essai), l’exploitation d’un vocabulaire très restreint mais soumis à toutes les possibilités de syntaxe…. Pour que cette réconciliation ait lieu il est important que cette finalité soit « sans fin », et ne relève donc pas de règles précises conçues par l’esprit de l’artiste. Elle n'est pas la satisfaction d'une inclination sensible portant par nature la marque de la particularité d'un sujet : un sentiment esthétique est autre chose qu'une sensation agréable, car comme il a été dit l'agréable est simplement ce qui me plaît à moi. Le jugement désigne, en philosophie, une opération de connaissance, et non l'acte judiciaire de juger.Le terme de jugement est équivoque en philosophie, puisqu'il désigne tantôt (du point de vue psychologique) l'acte psychique par lequel nous affirmons, nions, etc., un contenu propositionnel, tantôt (du point de vue logique) ce contenu propositionnel lui-même. Ou alors ce serait un beau d’une nature différente, très différent de la définition kantienne qui vaut pour notre esprit. — Je pense de la science tout ce que tu en dis, Socrate, répondit-il, et il serait honteux à moi plus qu’à tout autre de ne pas reconnaître que la sagesse et la science sont ce qu’il y a de plus fort parmi toutes les choses humaines." Une décision d'Apple qui n'a pas été rendue publique mais dont NextInpact a eu vent par ses sources. Elle réconcilie les subjectivités. Merci pour ce petit signe, Mélodie. Par contre, je reviens sur la réponse donnée. Dans une analyse magistrale, Kant montre que le jugement de goût se caractérise par d'apparentes contradictions qu'il analyse en 1790 dans La Critique de la faculté de juger. Kant dit explicitement le contraire dans le paragraphe 9. Chacun prétend s’exprimer et dans un monde marqué par l’égalisation des conditions (ou l’exigence du respect scrupuleux des identités), il ne faut pas s’étonner que toute expression revendique la reconnaissance. », https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Acrasie&oldid=179017579, Article manquant de références depuis avril 2019, Article manquant de références/Liste complète, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Tous les hommes sont mortels (prémisse majeure), Or tous les Grecs sont des hommes (prémisse mineure). – il s’agit donc de comprendre ce qui distingue ces deux expériences. Si vous pouviez me répondre, j’en serai fort aise ! Bien à vous. Vous semblez ne pas voir clairement que la réconciliation du sensible et de l’intelligible n’opère qu’au niveau subjectif de la représentation. (…) Ce serait folie que de discuter à ce propos, afin de réputer erroné le jugement d’autrui, qui diffère du nôtre, comme s’il lui était logiquement opposé ; le principe : « A chacun son goût » (s’agissant des sens) est un principe valable pour ce qui est agréable. Ne faut-il pas dénoncer le caractère démagogique d'un discours flattant le barbouilleur d'une toile en lui laissant croire que ce qu'il fait est comparable à un Rembrandt ou à un Braque ; que tout se vaut et que nul n'est habilité à distinguer le beau du laid en prétendant à l'universalité ? Socrate demande alors à Protagoras : "T’en fais-tu la même idée, c'est-à-dire juges-tu qu’elle est une belle chose, capable de commander à l’homme, et que lorsqu’un homme a la connaissance du bien et du mal, rien ne peut le vaincre et le forcer à faire autre chose que ce que la science lui ordonne, et que l’intelligence est pour l’homme une ressource qui suffit à tout ? Je comprends l’insatisfaction de tous ceux qui étouffent dans un monde gangréné par le philistinisme cultivé (https://www.philolog.fr/le-philistinisme-cultive/). Avec mon meilleur souvenir. Il ne faut pas confondre l’artistique et l’esthétique, d’une part, parce qu’on peut faire une expérience esthétique en présence d’objets non artistiques (un objet naturel), d’autre part, parce que ce que nous tenons pour des objets d’art n’a pas toujours été produit à des fins de contemplation artistique (les objets rituels par exemple) et enfin parce que le faire artistique et l’appréciation esthétique sont des opérations irréductibles l’une à l’autre. Ce que pointe Bourdieu c’est le fait finalement indéniable car trivial de l’existence d’une différence entre un goût jugé socialement légitime et un goût socialement disqualifié (c’est quelque chose d’aussi simple que la différence entre ce qu’on peut citer comme exemple dans une copie de philosophie et ce qui ne peut pas être utilisé de cette manière, par exemple si on veut faire un exemple de philosophie de l’action et qu’on doit choisir entre deux scènes également conceptuellement pertinentes dont une est située dans un épisode des Tortues Ninja et une dans un roman de Balzac, on opte pour Balzac). Les cordes de la sensibilité sont multiples. Seule la représentation de l’objet est en jeu. Le concept d’adaptation 12 2.1 Définition du concept 12 ... de ce jugement » (section 3.4.1). Il portera la décision en appel. Bien à vous deux, Fait-il intervenir des facteurs psychologiques à ce niveau, ou n’en parle-t-il tout simplement pas ? En conclusion, nous pouvons voir qu'Aristote ne s'oppose pas réellement à Socrate, il cherche plutôt à préciser sa doctrine et à la fonder d'une manière plus pertinente que ce dernier : « On est semble-t-il amené logiquement à la conclusion que Socrate cherchait à établir : en effet, ce n'est pas en la présence de ce qui est considéré comme la science au sens propre que se produit la passion dont il s'agit, pas plus que ce n'est la vraie science qui est tiraillée par la passion, mais c'est lorsqu'est présente la connaissance sensible. En lisant la CFJ, je me suis demandé (comme ça, en partant de mon vécu) pourquoi certaines oeuvres populaires, que Kant aurait sans doute jugées de peu de talent, me procuraient la même satisfaction que certaines oeuvres baroques dites majeures. En réalité, le problème majeur, pour moi, est celui de l’expression. Permettez-moi de ne pas rebondir sur votre propos, car je n’ai pas lu « les règles de l’art ». Bourdieu interprète cette tendance statistique (qu’illustre l’enquête de l’INSEE : les pratiques culturelles des français) d’une certaine manière. Bonjour En pratique : Quelles sources sont attendues ? Ce n'est donc pas une œuvre négligeable de contracter dès la plus jeune enfance telle ou telle habitude, c'est au contraire d'une importance majeure, disons mieux totale. Etre aliéné signifie : être dépossédé de soi-même. en allant faire un tour par ici http://encyclopedie.homovivens.org/Dossiers/esthetique_et_education_selon_schiller. La question, dans ce dernier cas, est de savoir d'où la volonté tire cette force, et s'il y a un sens à dire que la volonté s'auto-détermine indépendamment d'une délibération. L’exemple de l’athée appréciant les cantates de Bach ne me semble pas en contradiction avec la thèse de Bourdieu. Les choses bonnes sont les choses agréables et inversement. Aristote se propose donc de prendre au sérieux ce paradoxe et de ne pas le rejeter. Ici, le non jugement ne relève pas du jugement clinique. J’insiste, Monteverdi et Chet Baker me procurent le même, le même sentiment esthétique. En effet, choisir le mal parce que l'on est vaincu par le plaisir, cela reviendrait alors à dire, si on conserve l'équivalence posée ci-dessus, que l'on choisit le désagréable parce qu'on est vaincu par l'agréable (ou alors, que l'on choisit le mal parce qu'on est vaincu par le bien). « Car qui a conscience que la satisfaction produite par un objet est exempte d'intérêt, ne peut faire autrement qu'estimer que cet objet doit contenir un motif de satisfaction pour tous (...) sans que cette prétention dépende d'une universalité fondée objectivement ; en d'autres termes, la prétention à une universalité subjective doit être liée au jugement de goût » Ibid. Bien à vous. Je ne crois pas, Christine, qu’il soit juste d’affirmer que « l’univers des formes est ignoré, absent de tout enseignement ». Enfin, voilà c’était juste pour amorcer un petit débat… Madame, Quelques pistes: j’apprécie par exemple beaucoup « Eloge de l’Ombre ». Comme n’importe qui peut s’instituer artiste à partir du moment où il maîtrise les procédures d’artialisation, n’importe qui peut considérer sa propre discrimination comme opératoire. Vous semblez à la recherche de critères de la beauté. Ce texte célèbre propose trois repérages du concept d'aliénation du travail. Parce que évidemment, les masses ne sont pas encore convaincues, surtout si elles n’ont pas vu passer les diverses révolutions artistiques. En second lieu, pourriez-vous m’éclairer concernant l’idée kantienne selon laquelle, dans l’expérience esthétique, s’opère une réconciliation de deux facultés, opposées par ailleurs lorsqu’il s’agit de connaître : l’imagination et l’entendement ? Il faut en distinguer deux: Le goût, écrit Kant, est : « la faculté de juger du beau ». Celle-ci est plurielle au sens où la diversité et la multiplicité rendent problématique une véritable communauté d’expérience. La technique apprise dans les conservatoires ne suffit pas quand il s’agit de dire quel artiste est génial ou pas. Or quand deux prémisses s'accordent, l'âme pose nécessairement la conclusion. -dans le chapitre 7, notre expérience de l’agréable se distingue de celle du beau en tant qu’elle n’a pas de prétention à l’universalité. Elle est une objectivation ratée. Après moult études d’Esthétique et Sciences de l’Art, je me suis aperçue que pendant mes années d’études (c’était dans les années 70-80), il n’y a jamais eu ce souci de (se )former au Beau, encore moins de le nommer (le Beau est devenu tabou, une valeur presque honteuse), et encore, encore moins, de nous livrer les perles théoriques de ce domaine. L'homme se réveille de cet état d'ignorance de la même manière qu'un homme ivre décuve ou qu'un homme endormi se réveille : c'est un problème d'ordre physiologique, affirme Aristote. Bonjour Il me renseigne seulement sur le sujet qui le prononce. Je viens régulièrement sur votre site, car j’y trouve d’ordinaire des analyses et des explications assez éclairantes. (Protagoras.). Bien à vous. Ce sentiment que Kant a défini. Manuscrits de 1844. Pour cela il faut distinguer différentes espèces de relation des modes de représentation au sentiment de plaisir et de peine. ), mais procéder par stigmatisation en sous-entendant que sa thèse est une « injure » pour tout homme et qu’elle conduit à prôner une forme « démagogique » de relativisme esthétique favorable aux « barbouilleurs » est à mon sens un peu expéditif et à la limite du sophisme (« c’est faux parce que c’est injurieux et contre les bonnes mœurs »), relevant en outre du premier stratagème de la mauvaise foi épinglé par Schopenhauer (caricaturer le marxisme, pour réfuter Bourdieu). L’agréable est ce qui plaît aux sens. Vous faîtes erreur lorsque vous croyez que l’imagination et l’entendement s’opposent dans la connaissance. Ce concept philosophique est aussi traduit en français par le terme « incontinence ». Pascal. Merci! Aucun intérêt, ni des sens (l’agréable) ni de la raison (le bien) ne contraint l’assentiment, remarque Kant. Il y va en effet de la mise en forme de sa propre expérience et dès lors que le souci des hiérarchies est perçu comme discriminatoire, l’expérience esthétique définie comme activité discriminatrice subit la même illimitation. Je me permets de faire remarquer quelques points concernant les positions de Bourdieu (telles que je les ai comprises, je n’ai pas la prétention d’être un expert). Selon Socrate, la science "à l'intérieur de l'homme" ne saurait être dominée par les passions. Il serait (tout juste à l'inverse) ridicule que quelqu'un, s'imaginant avoir du goût, songe en faire la preuve en déclarant : cet objet (...) est beau pour moi. Dans ces conditions le partage de l’expérience esthétique ne peut pas tenir lieu de contrat social. Il ne s'agit pas, bien sûr, de prétendre que ce sens commun est une réalité empirique, mais le jugement esthétique le présuppose comme « une norme idéale » et la raison le pose comme une Idée régulatrice de l'exercice du jugement esthétique. Il exprime le plaisir que j'éprouve à contempler tel objet. Bien à vous. L’hypothèse selon laquelle l’esthétique fournirait un trait-d’union social me semble plus que convaincante et l’argument selon lequel la sphère politique (entre autres)y serait imperméable est sans doute une réalité, mais passagèrement. Kant définit ainsi l'art comme libre jeu des facultés ou libre accord. 3° : Si le plaisir ressenti devant l'œuvre belle peut être universalisé, c'est, remarque Kant, que la satisfaction qu'elle donne n'est pas une satisfaction intéressée. Par ailleurs l’attitude désintéressée par rapport à l’oeuvre d’art peut être liée selon Bourdieu à un certain habitus bourgeois structuré par la valorisation de la distance, de la légèreté, de la retenue (qui interdisent l’expérience esthétique sentimentaliste, émotionnelle, identificatoire). C’est une fois encore le cas avec cet article, et je vous en félicite. La connaissance en acte déclenche l'action. Ayant plutôt des tendances empiristes, et étant parti pour une licence de philosophie j’aurai aimé me concentrer sur l’œuvre de Hume en laquelle figure : « la beauté d’une chose réside dans celui de l’esprit qui la contemple » mais également d’autres philosophes qui délivrent un éloge de la contemplation de la nature, la vision des Anciens à ce sujet pourrait être intéressante mais je n’ai pas encore une bonne maîtrise des auteurs pour savoir vers qui me pencher. Quant à la question de l’expression, on ne peut que pointer l’illimitation de ses formes et son rapport à la question de l’identité. Parce que la beauté est affaire de sensibilité, d'émotion, de goût. Bien à vous. « Lorsqu’il s’agit de ce qui est agréable, chacun consent à ce que son jugement, qu’il fonde sur un sentiment personnel et en fonction duquel il affirme d’un objet qu’il lui plaît, soit restreint à sa seule personne. Certains vous diront que le groupe de Bono (U2) en est capable, quand je trouve au contraire ce groupe abominable… Et Bono reconnaît lui-même être « un handicapé de la musique », seulement dit-il « on a la magie ». On appelle beau l’objet d’une telle satisfaction » §5 1° : Lorsque je dis « c'est beau » je prononce un jugement de valeur. Deux questions me viennent à sa lecture : 1) Peut-on dire que la réconciliation de la sensibilité vient également de ceci : les phénomènes sensibles relevant du principe de causalité, la finalité relevant quant à elle d’une volonté libre donc immatérielle (postulat de la raison pratique), il y a une réconciliation du sensible et de l’intelligible dans l’objet d’art en ce sens que, tout en appartenant au monde matérielle donc soumis à la causalité, il témoigne d’une finalité qui relève du domaine de l’intelligibilité. L’analyse que fait Bourdieu de l’oeuvre de Baudelaire, ou de celle de Flaubert dans « les Règles de l’Art » témoigne tout au contraire de sa conception universaliste et émancipatrice des grandes oeuvres d’art. PB : N'est-il pas injurieux pour tous les hommes de considérer que les grandes œuvres que le temps a consacrées comme classiques ne seraient que l'expression du goût arbitraire d'une classe sociale ? Si la Joconde était détruite et n’avait plus d’existence, quel sens cela aurait-il de dire encore qu’elle est belle ? Car Bourdieu s’évertue en effet à montrer, statistiques à l’appui (on peut, bien entendu, contester la méthode à divers points de vue), qu’une telle faculté ne correspond en rien à une soi-disant « nature humaine » à l’idée optimiste de laquelle Kant, en Aufklärer accompli, a fait droit, mais plutôt à une disposition historiquement et socialement située (en quoi Bourdieu ne fait que donner une forme scientifique à un conventionnalisme déjà présent, à des degrés divers, chez Montaigne, Pascal, Hume ou Rousseau). L'art, sous sa forme classique, serait un instrument de distinction sociale et de domination d'une classe qui imposerait son « bon goût » en stigmatisant ce qui serait le « mauvais goût » des autres. bien cordialement. Je voulais aussi vous poser une question: vous dites que certaines œuvres d’art dites classique traversent les siècles et les civilisations; une œuvre d’art est-elle intemporelle ? Apple avait été condamnée pour certaines des clauses d'Apple Music jugées abusives. La représentation (belle) me ravit de manière désintéressée, libre, dit Kant.
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